Des pieds dans des bas dans un avion

Pourquoi porter des bas de contention pour l’avion ?

Le voyage en avion, synonyme d’évasion et de découverte, cache pourtant un risque méconnu : le syndrome de la classe économique. Cette complication, liée à l’immobilité prolongée durant les vols, touche particulièrement les jambes. Les bas de contention pour avion constituent une solution préventive efficace, mais encore trop souvent négligée par les voyageurs.

Pourquoi porter des bas de contention en avion ?

Lorsque vous voyagez en avion, votre corps est soumis à des conditions particulières qui mettent votre système veineux à rude épreuve. En position assise prolongée, les muscles des mollets — véritable pompe naturelle du retour veineux — restent inactifs. Le sang a alors tendance à stagner dans les veines des membres inférieurs, un phénomène appelé stase veineuse. Cette stase augmente considérablement le risque de formation d’un caillot sanguin, pouvant conduire à une thrombose veineuse profonde (TVP), communément appelée phlébite.

À bord d’un avion, plusieurs facteurs aggravent cette situation. La pressurisation de la cabine, maintenue à un équivalent d’altitude de 1 800 à 2 400 mètres, modifie la pression atmosphérique ambiante et favorise un léger gonflement des tissus. L’air recyclé en cabine, très sec (taux d’humidité souvent inférieur à 20 %), entraîne une déshydratation progressive qui épaissit le sang et ralentit sa circulation. L’espace réduit entre les sièges limite encore davantage les mouvements, accentuant l’immobilité forcée. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le risque de thrombose veineuse profonde est multiplié par 2 à 4 pour les vols d’une durée supérieure à quatre heures. Ce risque augmente encore avec la durée du trajet et se cumule lors de vols avec escales rapprochées.

C’est là que les bas de contention en avion interviennent. Ils exercent une compression graduée sur la jambe : la pression est maximale au niveau de la cheville et diminue progressivement en remontant vers le mollet. Ce gradient de pression reproduit et renforce le mécanisme naturel du retour veineux, aidant le sang à remonter efficacement vers le cœur. En réduisant le diamètre des veines superficielles, les bas de contention accélèrent le flux sanguin, limitent la stase et diminuent significativement le risque de TVP, de jambes lourdes en avion et d’œdèmes.

À partir de quelle durée de vol faut-il porter des bas de contention ?

La question se pose légitimement : faut-il enfiler des bas de compression pour un voyage de deux heures vers une destination européenne, ou uniquement pour un long-courrier de dix heures ? La réponse dépend à la fois de la durée du vol et de votre profil de risque personnel.

Pour les vols courts de moins de trois heures, le port de bas de contention n’est généralement pas indispensable chez les personnes en bonne santé et sans facteur de risque particulier. La durée d’immobilité reste limitée, et quelques mouvements de pieds et de chevilles suffisent habituellement à maintenir une circulation satisfaisante. Toutefois, si vous présentez des facteurs de risque veineux, même un vol court justifie le port de chaussettes de contention.

Pour les vols de durée moyenne, entre trois et six heures, le port de bas de contention est recommandé pour toutes les personnes présentant un ou plusieurs facteurs de risque. C’est le cas notamment des passagers ayant des antécédents de phlébite ou de thrombose, de ceux souffrant de varices, des femmes enceintes, des femmes sous pilule contraceptive ou traitement hormonal substitutif, des personnes en surpoids ou obèses, des voyageurs âgés de plus de soixante ans, et de ceux ayant subi une chirurgie récente, en particulier orthopédique.

Pour les vols longs de plus de six heures, le port de bas de contention est fortement recommandé pour l’ensemble des passagers, y compris ceux ne présentant aucun facteur de risque identifié. La durée d’immobilité devient alors suffisamment longue pour que le risque de stase veineuse concerne potentiellement tout le monde. Cette recommandation est d’autant plus importante pour les voyages comportant plusieurs segments de vol rapprochés, où le temps cumulé en position assise peut dépasser largement les six heures. En cas de doute sur votre niveau de risque, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant avant le voyage. Il pourra évaluer votre situation personnelle et, si nécessaire, vous prescrire des bas de contention avion classe 2 adaptés.

Quelle classe de compression choisir pour l’avion ?

Les bas de contention sont classés selon leur niveau de pression, exprimé en millimètres de mercure (mmHg). Le choix de la classe dépend de votre état veineux, de vos facteurs de risque et de l’usage que vous souhaitez en faire. Voici les trois principales classes et leurs indications pour le voyage aérien.

Classe 1 (10-15 mmHg) : le confort du voyageur occasionnel

La classe 1 offre une compression légère, suffisante pour procurer une sensation de légèreté dans les jambes et prévenir les petits désagréments liés à la position assise prolongée. Elle convient aux voyageurs ne présentant aucun facteur de risque particulier et souhaitant simplement bénéficier d’un confort accru pendant le vol. Les chaussettes de contention avion de classe 1 sont disponibles sans ordonnance en pharmacie et dans certaines boutiques spécialisées. Elles constituent une bonne option pour une première utilisation.

Classe 2 (15-20 mmHg) : la référence pour le voyage en avion

La classe 2 représente le niveau de compression le plus couramment prescrit pour les voyages en avion. Elle offre un soutien veineux significatif, adapté à la plupart des voyageurs, qu’ils présentent ou non des facteurs de risque. C’est la classe que recommandent la majorité des médecins et des angiologues pour la prévention de la thrombose en avion. Les bas de contention avion classe 2 sont particulièrement indiqués pour les personnes ayant des varices débutantes, des antécédents familiaux de maladie veineuse, ou voyageant fréquemment.

Classe 3 (20-36 mmHg) : sur prescription médicale

La classe 3 délivre une compression forte, réservée aux personnes souffrant d’une insuffisance veineuse avérée, d’antécédents de thrombose veineuse profonde ou de syndrome post-thrombotique. Cette classe nécessite obligatoirement une prescription médicale et un suivi par un professionnel de santé. Le médecin déterminera si ce niveau de compression est adapté à votre situation et à la durée du vol envisagé.

Pour la plupart des voyageurs, le choix se pose aussi entre différentes formes : chaussettes (mi-bas), bas cuisse ou collants. Pour l’avion, les chaussettes de contention montant juste sous le genou suffisent généralement. Elles sont plus faciles à enfiler, plus confortables en position assise et couvrent la zone où la stase veineuse est la plus marquée. Les bas cuisse ou les collants sont réservés aux personnes ayant une indication médicale spécifique.

Quelles classes de contention choisir pour votre voyage en avion ?

Classe Pression Pour qui Idéal pour Ordonnance nécessaire
Classe 1 10-15 mmHg Voyageurs sans risque particulier Vols moyens, confort général Non
Classe 2 15-20 mmHg Majorité des voyageurs, personnes à risque modéré Vols longs, prévention TVP Recommandée (remboursement)
Classe 3 20-36 mmHg Insuffisance veineuse avérée, antécédents de TVP Pathologie veineuse confirmée Oui (obligatoire)
Chaussettes de voyage < 10 mmHg Voyageurs occasionnels sans risque Vols courts, confort basique Non

Comment enfiler les bas de contention : la méthode pas à pas

Enfiler des bas de contention peut sembler difficile au premier abord, surtout si vous n’en avez jamais porté. Le tissu est volontairement serré et élastique, ce qui rend la manipulation différente de celle de chaussettes classiques. Pourtant, avec la bonne technique, l’opération devient simple et rapide. Voici comment enfiler les bas de contention de manière efficace.

Commencez par préparer votre peau et vos mains. Vos jambes doivent être parfaitement sèches, sans crème hydratante ni huile corporelle, car ces produits font glisser le tissu et empêchent une bonne adhérence. Vérifiez que vos ongles de pieds sont coupés courts pour éviter d’accrocher la maille du bas. Retirez également vos bagues et vos bijoux de mains, qui pourraient créer des accrocs dans le tissu élastique.

Prenez ensuite le bas et retournez-le sur l’envers en partant du bord supérieur, en le roulant progressivement vers le bas jusqu’à atteindre le talon. À ce stade, seule la partie du pied (la pointe et le talon) reste à l’endroit, formant une sorte de petite pochette. C’est cette configuration qui va vous permettre d’enfiler le bas de contention facilement, sans avoir à lutter contre toute la longueur du tissu compressif d’un seul coup.

Glissez votre pied dans cette pochette en veillant à bien positionner vos orteils dans la pointe du bas. Ajustez soigneusement le talon pour qu’il se place exactement dans la zone prévue à cet effet. La plupart des bas de contention de qualité disposent d’un repère de couleur ou d’une zone renforcée au niveau du talon qui vous aide à vérifier le bon positionnement. Un talon mal placé compromettrait l’ensemble de l’ajustement et le confort pendant le port.

Une fois le pied correctement installé, commencez à dérouler le bas le long de votre jambe en le retournant progressivement à l’endroit. Procédez par petites étapes, en tirant le tissu de quelques centimètres à la fois, d’abord sur la cheville, puis sur le mollet. Évitez absolument de tirer le bas par le bord supérieur pour le remonter d’un seul geste : vous risqueriez de le déformer, de créer des plis ou de provoquer un effet garrot. Utilisez plutôt la paume de vos mains pour lisser et répartir le tissu uniformément sur toute la surface de la jambe.

Une fois le bas entièrement déroulé, prenez le temps de lisser soigneusement l’ensemble du tissu, de la cheville jusqu’au bord supérieur. Chaque pli, même minime, constitue un point de surpression localisé qui peut devenir inconfortable, voire douloureux, pendant un vol de plusieurs heures. Passez vos mains à plat le long de la jambe pour éliminer toute irrégularité.

Enfin, vérifiez l’ajustement global. Le bas doit être bien tendu sur toute la jambe, sans zone de compression excessive ni zone relâchée. Le talon doit rester parfaitement en place, le bord supérieur ne doit ni rouler ni serrer de manière excessive. Si vous ressentez une gêne marquée ou un engourdissement, retirez le bas et recommencez l’opération en vérifiant que vous utilisez la bonne taille.

5 astuces pour enfiler les bas de contention plus facilement

Même en maîtrisant la technique de base, certaines astuces peuvent grandement faciliter la mise en place de vos bas de contention, en particulier si vous manquez de force dans les mains ou si vous avez des difficultés de mobilité.

Utiliser des gants en caoutchouc

Les gants de ménage en caoutchouc offrent une adhérence remarquable sur le tissu élastique des bas de contention. En les portant, vous obtenez une bien meilleure prise, ce qui permet de tirer et d’ajuster le bas avec moins d’effort. C’est probablement l’astuce la plus simple et la plus efficace, recommandée par de nombreux professionnels de santé.

Appliquer du talc sur les jambes

Une fine couche de talc appliquée sur la peau sèche facilite considérablement le glissement du bas le long de la jambe. Le talc absorbe l’humidité résiduelle et réduit la friction entre la peau et le tissu compressif. Attention cependant à ne pas en mettre en excès, ce qui pourrait obstruer la maille du bas à la longue.

Les enfiler le matin au lever

Le matin, au réveil, vos jambes sont au volume le plus réduit de la journée. Après une nuit en position allongée, les veines ne sont pas encore dilatées et les tissus ne présentent pas d’œdème. C’est le moment idéal pour enfiler vos bas de contention, en particulier si vous devez prendre un vol dans la journée. Si votre vol est tôt le matin, préparez vos bas la veille au soir à portée de main, près du lit.

Utiliser un enfile-bas

L’enfile-bas est un accessoire conçu spécifiquement pour aider les personnes ayant des difficultés à enfiler leurs bas de contention. Il se présente généralement sous la forme d’un arceau métallique ou plastique sur lequel on positionne le bas, avant de glisser le pied et de remonter le dispositif le long de la jambe. Disponible en pharmacie et dans les magasins de matériel médical, il coûte entre 15 et 25 euros environ et constitue un investissement judicieux pour les utilisateurs réguliers.

La technique de la pochette plastique

Cette astuce, souvent enseignée par les kinésithérapeutes, consiste à enfiler un petit sac plastique lisse (type sac de congélation) sur le pied avant de passer le bas. Le plastique réduit considérablement la friction et permet au bas de glisser sans effort sur le pied et la cheville, qui sont les zones les plus difficiles à passer. Une fois le bas positionné sur le pied, il suffit de retirer le sac plastique par l’ouverture au niveau des orteils (si le bas est ouvert) ou de le laisser en place et de le retirer après avoir entièrement déroulé le bas.

Quand faut-il mettre et retirer ses bas de contention en avion ?

Le moment où vous enfilez et retirez vos bas de contention a son importance pour maximiser leur efficacité. Idéalement, mettez vos bas de contention le matin, avant même de quitter votre domicile pour vous rendre à l’aéroport. À ce moment, vos jambes sont reposées et peu gonflées, ce qui facilite l’enfilage et garantit un ajustement optimal. Si vous ne pouvez pas les enfiler chez vous, faites-le au plus tard avant d’embarquer. Évitez de les mettre dans les toilettes étroites de l’avion, où les conditions ne sont pas idéales pour effectuer la manœuvre correctement.

Une femme qui enfile des bas noir

Pendant le vol, gardez vos bas de contention en permanence. Ne les retirez pas pour dormir, même sur un vol de nuit. C’est précisément pendant les longues périodes d’immobilité et de sommeil en position assise que le risque de stase veineuse est le plus élevé. En complément des bas, pensez à effectuer régulièrement des exercices de flexion et d’extension des pieds, à boire de l’eau en quantité suffisante et à vous lever pour marcher dans l’allée toutes les deux heures si possible.

À l’arrivée, ne retirez pas vos bas immédiatement en sortant de l’avion. Attendez d’avoir marché pendant au moins une vingtaine de minutes, le temps que la circulation veineuse se réactive naturellement grâce au mouvement. Une fois à votre hôtel ou à votre lieu de séjour, retirez les bas, surélevez vos jambes quelques instants et profitez-en pour masser légèrement vos mollets.

Si votre voyage comporte une escale longue, gardez vos bas de contention pendant toute la durée de l’escale, même si vous avez l’occasion de marcher dans le terminal. Le transit aéroportuaire implique souvent de longues périodes assises dans les zones d’attente, et la protection veineuse reste pertinente tant que vous n’êtes pas arrivé à destination finale.

Les erreurs à éviter avec les bas de contention

Même avec des bas de contention de qualité, certaines erreurs courantes peuvent réduire leur efficacité, voire provoquer des effets indésirables. La première erreur, et probablement la plus fréquente, consiste à rouler le bord supérieur du bas vers le bas lorsqu’il a tendance à glisser. Ce geste crée un bourrelet de tissu qui agit comme un garrot, comprimant excessivement une zone localisée et entravant la circulation au lieu de la favoriser. Si votre bas glisse, c’est généralement le signe que la taille n’est pas adaptée ou que le modèle ne convient pas à votre morphologie.

La deuxième erreur est de porter une taille inadaptée. Des bas trop petits serrent excessivement et deviennent douloureux, tandis que des bas trop grands n’exercent pas une compression suffisante pour être efficaces. Avant l’achat, mesurez soigneusement la circonférence de votre cheville, de votre mollet et la longueur de votre jambe, idéalement le matin. Reportez-vous au guide des tailles du fabricant, car les taillants varient d’une marque à l’autre.

Enfiler ses bas de contention sur une peau humide ou enduite de crème est une autre erreur classique. L’humidité et les corps gras empêchent le tissu d’adhérer correctement, provoquent des glissements et des plis, et rendent l’enfilage beaucoup plus laborieux. Attendez toujours que votre peau soit parfaitement sèche avant de mettre vos bas.

Pendant le vol, évitez de plier vos jambes sous vous ou de les croiser longuement en portant vos bas de contention. Ces positions créent des points de compression supplémentaires qui perturbent le gradient de pression prévu par le fabricant et peuvent favoriser la stase veineuse au lieu de la prévenir.

Enfin, pour l’entretien, ne lavez jamais vos bas de contention en machine à haute température. La chaleur dégrade les fibres élastiques et réduit progressivement la compression exercée. Privilégiez un lavage à la main ou en machine à 30 degrés maximum, dans un filet de lavage, sans adoucissant. Laissez sécher à l’air libre, à plat, loin de toute source de chaleur directe.

Bas de contention en avion : remboursement et prescription

En France, les bas de contention sont partiellement pris en charge par l’Assurance maladie à condition de disposer d’une prescription médicale. Le taux de remboursement par la Sécurité sociale s’élève à 60 % du tarif de base, le reste pouvant être couvert en totalité ou en partie par votre mutuelle complémentaire santé. Vérifiez les conditions de votre contrat, car la plupart des mutuelles prennent en charge le complément sans difficulté pour ce type de dispositif médical.

Pour obtenir une ordonnance, consultez votre médecin traitant, un angiologue ou un phlébologue. Le praticien indiquera sur l’ordonnance la classe de compression, le type de produit (chaussettes, bas, collants) et le nombre de paires. En général, deux paires sont prescrites pour permettre un roulement pendant le lavage.

En termes de prix, comptez en moyenne entre 15 et 40 euros la paire pour des chaussettes de contention (mi-bas), et entre 30 et 80 euros pour des bas cuisse, selon la marque, la classe de compression et les finitions (couleurs, motifs, bouts ouverts ou fermés). Les modèles haut de gamme, plus fins et plus esthétiques, se situent dans la fourchette haute de ces prix.

Pensez au renouvellement : les bas de contention perdent progressivement leur efficacité au fil des lavages et du port. Les fabricants recommandent de les remplacer tous les quatre à six mois pour garantir un niveau de compression optimal. Si vous voyagez régulièrement en avion, prévoyez ce renouvellement dans votre budget santé et demandez une nouvelle ordonnance à votre médecin si nécessaire.

Questions fréquentes — Bas de contention en avion

Peut-on porter des bas de contention toute la journée en voyage ?

Oui, il est tout à fait possible et même recommandé de porter vos bas de contention pendant toute la journée de voyage, depuis le départ de votre domicile jusqu’à l’arrivée à destination. Les bas de contention sont conçus pour être portés de manière prolongée, du matin au soir. En revanche, il est conseillé de les retirer pour dormir la nuit, sauf avis contraire de votre médecin. Pendant un vol de nuit, gardez-les car vous restez en position assise. Retirez-les uniquement une fois arrivé et après avoir marché suffisamment pour réactiver votre circulation veineuse.

Les bas de contention sont-ils obligatoires en avion ?

Non, le port de bas de contention en avion n’est pas obligatoire. Il s’agit d’une recommandation de santé, pas d’une obligation légale ou réglementaire. Cependant, les autorités de santé et les spécialistes de la médecine du voyage recommandent fortement leur utilisation pour les vols de plus de quatre heures, et encore davantage pour les personnes présentant des facteurs de risque de thrombose veineuse. Considérer les bas de contention comme un élément essentiel de votre équipement de voyage est une démarche de prévention pertinente.

Quelle différence entre bas de contention et chaussettes de vol ?

Les bas de contention sont des dispositifs médicaux certifiés, dont le niveau de compression est contrôlé et mesuré en millimètres de mercure (mmHg), répartis en classes (1, 2 ou 3). Ils répondent à des normes strictes de fabrication. Les chaussettes de vol, vendues en grande surface ou dans les boutiques d’aéroport, offrent généralement une compression inférieure à 10 mmHg, sans classification médicale officielle. Elles procurent un certain confort, mais leur efficacité dans la prévention de la thrombose veineuse profonde est nettement moindre comparée à de véritables chaussettes de contention avion de classe médicale.

Les femmes enceintes doivent-elles porter des bas de contention en avion ?

La grossesse constitue un facteur de risque majeur de thrombose veineuse, en raison des modifications hormonales qui dilatent les veines et de la compression exercée par l’utérus sur les veines pelviennes. Le port de bas de contention est donc particulièrement recommandé pour les femmes enceintes voyageant en avion, quelle que soit la durée du vol. Il est conseillé de consulter son médecin ou sa sage-femme avant le voyage pour obtenir une prescription adaptée, généralement en classe 2. Rappelons par ailleurs que la plupart des compagnies aériennes acceptent les femmes enceintes jusqu’à la 36e semaine de grossesse pour une grossesse unique.

Comment enfiler des bas de contention quand on est seul et âgé ?

L’enfilage des bas de contention peut représenter un véritable défi pour les personnes âgées, en raison d’une mobilité réduite, de douleurs articulaires ou d’un manque de force dans les mains. Plusieurs solutions existent. L’enfile-bas, disponible en pharmacie pour 15 à 25 euros, est l’accessoire le plus adapté : il permet de positionner le bas sans avoir à se baisser excessivement. Les gants en caoutchouc améliorent la prise sur le tissu. La technique de la pochette plastique facilite le passage du pied. Si malgré ces aides la difficulté persiste, un passage infirmier à domicile peut être prescrit par le médecin pour la mise en place et le retrait des bas de contention.

Les bas de contention sont-ils efficaces contre le jet lag ?

Les bas de contention n’ont pas d’effet direct sur le jet lag, qui est un dérèglement de l’horloge biologique interne lié au changement de fuseau horaire. En revanche, en améliorant la circulation sanguine et en réduisant la sensation de jambes lourdes et de fatigue musculaire liée au vol, les bas de contention contribuent à une meilleure condition physique à l’arrivée. Vous vous sentirez moins fatigué et moins engourdi, ce qui peut faciliter votre adaptation au nouveau fuseau horaire. Les bas de contention agissent donc indirectement sur le confort général post-vol, sans traiter le jet lag à proprement parler.

Avertissement : cet article est publié à titre informatif et ne se substitue en aucun cas à un avis médical. Les informations fournies ne constituent pas un diagnostic ni une recommandation de traitement. Consultez votre médecin traitant ou un spécialiste (angiologue, phlébologue) avant de porter des bas de contention, en particulier si vous souffrez d’une pathologie vasculaire, d’un diabète, d’une neuropathie périphérique ou de toute autre condition médicale. En cas de douleur, de gonflement inhabituel ou de symptômes évocateurs de thrombose veineuse (douleur au mollet, rougeur, chaleur locale), consultez immédiatement un professionnel de santé.

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